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L'homme Qui Plantait Des Films

Monsieur Frédéric Back,

Il fallait bien que vous nous quittiez un jour.  Forcément ce jour, quel qu'il fut, allait arriver trop tôt.  Heureusement, vous avez su offrir au monde des œuvres immortelles, indélébiles, d'une profondeur à couper le souffle.

Comme des milliers d'autres êtres sensibles à votre talent, je ne vais pas vous oublier.  Parce qu'il y a quelques-unes de vos images en moi, entre la tête et les doigts.  L'homme qui plantait des arbres et Le fleuve aux grandes eaux ont sans aucun doute été les fondements de mon art.  Des films aux mouvements, aux teintes et à la narration irrésistibles desquels ma fibre créatrice, et même ce que j'appelle mon côté "Greenpeace", ont émergés. 

Merci Monsieur Back de m'avoir si profondément touchée.  J'espère qu'un jour,  je me retournerai sur ma vie et que je pourrai dire que, à ma façon, j'ai aussi su planter quelques arbres...

Adieu.

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